
Mars… marque une année dans le silence…
Quand je suis aux côtés d’un couple à accompagner, j’écoute mon intérieur.
Ma présence est mon engagement.
Toute moi, au service.
Quand vient le silence, n’existais-je plus ?
Un an depuis la dernière naissance.
J’écoute la rivière qui gronde en dedans.
La rivière de la tristesse, de mes peurs…
Parce que là encore, il est question de ma posture.
Je l’entends, cette question dévoreuse : Pourquoi ?
Depuis plusieurs mois, POURQUOI danse avec CONFIANCE.
Chacun son tour, ils s’emparent de mon cœur, de mon mental, de mon corps.
Certains pas, j’ai confiance que c’est juste… je me laisse porter, je grandis en attendant de replonger dans la rivière de la naissance.
Certains pas, j’ai peur que ce soit terminé.
Que cela ne me soit plus permis d’œuvrer.
Je m’empoisonne parfois avec des raisons qui blessent mon cœur de doula.
Je ne suis pas… et c’est la danse des adjectifs dévalorisants qui s’invite…
Je n’ai pas été assez… et c’est la danse de tous les souvenirs mis sur la sellette, scrutés, analysés, qui entre en scène…
Trop d’introspection qui cherche la faille.
Y a-t-il seulement une faille ?
Éclaircie… je sors de la noirceur, je me redresse, je marche, confiante.
The way knows the way.
Une belle sagesse m’invite à danser AVEC.
À m’ouvrir.
À laisser aller.
À accepter.
La naissance est encore là, semblerait-il…
Une forme de passage initiatique, de transition, pour moi cette fois.
Dans les repères de ma présence au cœur de la naissance et de cet espace où j’offre ma vulnérabilité et ma vérité, je ne peux que regarder en face que cela me recontacte aussi dans ce silence.
Être présente à ma vulnérabilité.
Être présente à ma vérité.
C’est moi qui accouche.
